Les grasse plairies de Dole

"Heureusement située prés de la rivière, dont la vallée recélait de riches terres âprement disputées à l'eau depuis des temps immémoriaux, Dole avait à sa porte des blés, du maïs tout autant que de l'orge. Ceci favorisa dans la ville le développement des moulins, ceux du Prélot:l'orge offrait aux brasseurs dolois, en particulier à Jean Humbert, instalée à la Bedugue, une matière de premier choix.
Les grasses prairies, tout aussi proches, étaient propices à l'élevage des bovins; au mont Roland, sur les pentes du Grand Mont, là où le sol calcaire n'offre qu'une mince couverture herbacée, quelques bergers conduisaient aussi des moutons que parfois l'on recontrait jusque sur la place Grévy, portant jusqu'au coeur de la ville leur forte odeur de suin: dans les prairies proches aussi, retentissait le fort hennissement des chevaux dont l'élevage permettait de forniur les écuries militaires."
" Bovins et ovins assurant alors le développement des abbatoirs, la viande obtenue fournissant les étals des bouchers et charcutiers de la ville; les peux, tanées et traitées chez Guinier, rue Pasteurs, ou Rosier à la Beduque, servaient à la production de cuirs nécessaires aux cordonniers et chausseurs à façon, selliers et corroyeurs de tours ordres encore nombreux dans la ville. Quant à la laine des moutons, netoyée, blanchie, cadée, rdonée en fils, elle allait courir au bout des doigts et des aiguilles des tricouteuses ou servait à la confection des matelas. Ces produits permettaient de vivre à toute une série d'entreprises artisanales disséminées dans Dole."