Les fêtes religieuses à Dole autrefois

Les fêtes religieuses étaient un moyen d’affirmer des convictions catholiques, à Notre-Dame mais aussi au Sacré Cœur de la Bedugue; non loin de Dole également, le sanctuaire de Mont-Roland, lors du pèlerinage du 2 août, était un point de rassemblent privilégié : la madone médiévale, parée des ses habits immaculés, placée sous un dais brodé, était la proue d’une concession conduite par le clergé aux surplis empesés, précédé des enfants de chœur à l’air grave, suivi d’une foule endimanchée et recueille, sentant qu’elle montrait là son attachement à une idéal combattu.
La force de l’église résidait dans l’intense conviction de ses fidèles. Même si l’affaire Dreyfus, dont l’écho et les débats parvinrent jusqu’à Dole, malmena les milieux catholiques , même si la séparation affaiblit le catholicisme dolois, l’inventaire à Notre-Dame ne dona pas lieu à rudes affrontements comme dans d’autres sites jurassiens.

Les cloches d’ailleurs, au beffroi de la collégiale, tout en appelant les fidèles, rythmaient encore le cours de la vie quotidienne des Dolois.
La Pentecôte, grande fête religieuse s’il en est, fut aussi à l’origine d’un moment fort de la vie doloise.

Autrefois, c’était le moment de la procession où l’on transportait l’hostie miraculeuse de Favernay; au terme du XIXème siècle, elle s’est laïcisée puisqu’alors se tenait sur les cours Saint-Mauris et la place Grévy la plus extraordinaire fête foraine que connut la ville. L’esplanade se couvrait des stands des marchands forains: stands de tir, chevaux de bois, cirque, théâtre forain, baraques ou s’exhibent lutteurs et clowns-musiciens, surtout l’Eden Palace, sans oublier les premiers spectacles cinématographiques, retiennent l’attention des badauds.