El CAMALEON in concet à Dole
Festival Belles Latinas de Dole présente:
ROBERT SANTIAGO
01 octobre , salle des passerelles de la Médiathèque de Dole, 20h30
Chapeau, Santiago !
Le regard souriant et malicieux, ombré par un chapeau de paille, Robert Santiago, accordéoniste et chanteur, a salué son public en espagnol. Entouré d'Eric l'Heudé, percussionniste, de François Lalange, bassiste et contrebassiste, et Vincent Viala, pianiste, il a embarqué, à la Fontaine Charlemagne, pas moins de 300 passagers réunis au pied de la Guinguette Mobile pour un voyage musical panaméricain.
Trois accordéons diatoniques « non bidouillés », un tulskaïa (accordéon russe), une grosse caisse, des congas, un basse, une contrebasse, et un piano pour interpréter de la musique latino. Surprenant ! Avec les premiers accords a jailli le « sentimiento ». Le public était conquis. Trois chansons plus tard, Robert Santiago l'a avoué avec beaucoup d'humour : « nous ne sommes pas des vrais. Nous venons de la Beauce ». Le public a ri. Il s'y était laissé prendre. Une réelle complicité s'est créée entre musiciens et spectateurs.
Mambo sauce Typique. Les quatre musiciens atypiques formant un orchestre typique ont proposé samba, mambo, cha-cha, cumbia, vallenato, forro, valses créoles en provenance de Lima, mais accommodés à leur sauce. Un savoureux mélange relevé par des morceaux originaux composés par Robert Santiago. En fin de concert, complètement habités par la musique, les spectateurs se sont levés et ont dansé sous les étoiles, au clair du sourire d'Alice Bécard, créatrice du concept de la Guinguette Mobile. « Notre musique ne sonne pas comme là-bas », explique Robert Santiago. « Nous utilisons quelque chose qui ne nous appartient pas, mais que nous nous approprions tout en conservant nos racines. Nous sommes français et le restons dans notre interprétation. »
En 1970, la musique andine était à la mode. « Ses sonorités m'intéressaient » souligne Robert Santiago. En 1983, il part en Bolivie via le Pérou. « J'ai découvert beaucoup d'autres formes de musiques dont la variété locale. J'ai appris de nouvelles techniques. » Jouant de l'accordéon, « une boîte révélatrice », il adapte les morceaux qu'il découvre à son instrument. Chaque année, Robert Santiago retourne en Amérique du Sud, « partout où la musique me guide ». Il collecte des morceaux populaires, de variété, métisse les formes musicales d'Amérique du Sud et crée son propre style tout en s'attachant à retranscrire le sentimiento propre aux musiques latino.
En 1986, il commence à se produire accompagné d'un guitariste. Il décide de créer un Orchestre typique. « J'ai cherché et choisi des musiciens pouvant se couler dans les styles de musiques d'Amérique du Sud mais sans se soumettre aux traditions, capables d'apporter une vision personnelle ». Bientôt, une choriste-percussionniste rejoindra le groupe. « Désormais, nous tournerons à cinq. » Santiago et son Orchestre Typique ont enregistré un album, « El Camaleon », distribué par Mélodie, en vente chez tous les bons disquaires.
Sud Ouest
http://robertsantiago.free.fr/