Dole, une ville de garnison
Ainsi qu'il le consigna dans Les origines de Dole, paru 1922, Julien Feuvrier montra que la ville était née d'un château. Appuyée sur son castrum dès le XIe siècle, le bourg d'abord, puis la ville s'était emmuraillée. Si en 1479, la fureur de la soldatesque française l'avait réduite quasiment à néant, sous l'égide de Charles Quint, Dole s'embastionna.

Son système de défense lui avait permis, en 1636, de résister avec panache;si lors des sièges de 1668 et 1674, elle abdiqua , ce ne fut pas par insuffisance militaire, mais par " défaut d'âme".Sous Louis XIV, abattue, découronnée, la ville avait été soumise au longement des gens de guerre, cependant pas plus qu'ailleurs. Mais de 1738 à 1774, à l'instar de nombre de villes de Franche-Comté, un vrai corps de casernes allait y être érigé, et s'ancrer au flanc ouest de la rue d'Arans. Le Pavillon des Officiers, futur siège de l'état-major de la garnison, élevé sur les plans d'Antoine Louis Attirret, orné en façade d'un fronton à balcon à balustre em 1905, en constitua le morceau de choix. Au terme du XVIIIe siècle, Dole devint donc une ville de garnison.