Le site d'une prestigieuse histoire
L'année 1869, Julien Feuvrier, prit un plaisir certain à examiner attentivement avec plaisir la ville.Il ne cessait d'être saisi par l'intérêt, et plus de encore le charme du site de Dole qu'il ne cessait de chanter.
Au gré de ses parcours, en suivant les traiges et rues de la ville, il en mesurait souvent la forte déclivité, la forme tournoyante de nombre d'entre-elles, qu'accentuait la courbe des hautes façades, ainsi dans la Grand-Rue:

les bambins ici rassemblés, non loin de la boulangerie, où quelque pain au lait pouvait les arrêter, ne se privaient pas de la dévaler sans crainte d'une circulation qui ne se faisait encore, le plus souvent, qu'au pas des chevaux! Rue Granvelle, il aimait aussi faire remarquer à ceux qui l'accompagnaient, l'ancrage des maisons:"Regardez-disait il-la pierre des murs se fond avec les solides assises de calcaire portant les demeures". Rue Pasteur (nommée ainsi depuis 1883), rue Dusillet, rue de l'hôtel-Dieu, rue Saint-Jacques, de tels phénoménes se perçoivent aussi.
La nature de la pierre du site de Dole - du calcaire jurassique - avait déjà attiré l'attention des érudits locaux. En effet, par le fin réseau de diaclases, l'eau qui glissait des pentes du mont Roland, du Grand Mont, du mont d'Alan, voire de Plumont, s'infiltrait dans le sol et ressortait au pied de la ville.


*Extratit du Livre:"Dole Autrefois - Images retrouvées de la vie quotidienne" - Jacky Theurot
